Les entrepreneurs dans l’action du renouvelable : une inspiration pour demain

« Avons-nous encore assez de temps pour passer progressivement d’un mode de production d’énergie dites traditionnels aux énergies propres dites renouvelables ? » tel est que la question que se pose Leor ROTCHILD, directeur exécutif de Canadian Business for Social Responsibility (CBSR).

Plus largement, il nous invite à réfléchir sur la diminution énergétique des différents acteurs économiques sur leur territoire.

Les actes parlent plus fort que de grandes théories, trois entrepreneurs venus de pays différents sont venus présenter leur réalisation.  

 

Vinay JAJU, l’exemple indien

Actif dans le nord et nord-est de l’Inde, cet entrepreneur, leader dans les solutions solaires, est attaché à améliorer la situation actuelle tout en optimisant la vie personnelle de la population. Ces principaux secteurs d’action résident dans l’énergie, le bien-être et l’agriculture.

Sur ce dernier point, il a été particulièrement actif dans son pays en s’engageant une passe d’arme avec les banques pour financer les irrigations aux agriculteurs. A l’heure actuelle, une véritable confiance c’est établi entre les deux acteurs, grâce à l’effet « boule de neige » de son action.

 

Ce défi durable n’est qu’un parmi d’autres : Vinay JAJU rappelle qu’aujourd’hui, les ménages continuent à utiliser massivement le diesel, que beaucoup n’ont pas encore accès à l’énergie propre et qu’il faut trouver des solutions à terme pour une population « qui n’a pas d’argent ».

 

 

Roland STULZ et la société à 2000 Watt

« 2000 Watt, c’est une tonne de CO2 par personne et par an au niveau mondial » se plait à dire son fondateur. Mais « je ne suis pas scientifique mais bien entrepreneur » nous rappelle Roland Stulz. La triste réalité nous rappelle qu’un européen consomme 6000 Watt par an.

Mais plus en Suisse.

Devenu programme national de l’office fédéral de l’énergie et surtout adopté dans la constitution Suisse, le modèle Stulz voit des bâtiments se construire en visant à ne pas dépasser les 2000 Watt. Ils consomment désormais 10 fois moins que dans les années 1980, ce qui n’est pas « si mauvais ». Il est « important de mesurer son succès » car « défendre ses idées est une lutte du quotidien » souligne le fondateur suisse.

Ce projet n’est pas réalisable dans tout pays, cela dépend de ses spécificités et sa culture. La Chine est potentiellement un marché d’avenir. Mais il faut savoir trouver la bonne personne dans l’entreprise et non pas parler « à une institution ou à un groupe », conseille au passage Roland Stulz.

 

Eric MOYERE et Mathias POVSE, l’alliance Toyota-EDF

4000 collaborateurs et 1100 voitures produites par jour sur le site Valenciennois, et plus globalement 3,5 millions de voiture Yaris Hybride/Electrique vendues depuis 2011 : la production de Toyota valait bien une patte écolo. C’est le projet d’Éric MOYERE et Mathias POVSE, respectivement cadres chez Toyota et EDF avec leur « Green, clean and lean factory 21st ». Un contexte environnemental et des atouts en expertise énergétique ont notamment favorisé leur partenariat, afin de devenir un exemple au point de vue environnemental.

Les résultats sont exemplaires : une réduction d’énergie de 55% depuis 2001.

Le site avesnois utilise également des panneaux photovoltaïques sur 30% de sa surface. Grâce à l’expertise d’EDF, Toyota substitue la chaleur en électricité et récupère également la chaleur fatale (production dérivée). La biomasse, la cogénération et la géothermie sont d’autres techniques qu’utilisent aussi l’entreprise.

Leur partenariat tient aussi à leur investissement mutuel et à leur volonté de faire changer les choses au niveau local, en proposant des idées adaptées et sur mesures.  « Ainsi il est possible de passer d’une énergie fossile qui se raréfie, à une énergie renouvelable disponible en abondance » conclue le directeur exécutif de CBSR, qui promeut les entreprises responsables comme une force pour le bien.

 

Arthur CORMAN-13A