14A – Du « glocal » pour les Hauts de France,

Une Synthèse sur les cinq années du plan rev 3, réussites et projets pour l’avenir.

 

« Rev 3, c’est la volonté affichée du monde politique et économique de travailler ensemble », nous disait Philippe Rapeneau, décédé le 31 juillet dernier. 5 ans après le lancement du projet rev3, qu’en est-il des actions menées dans les Hauts de France ?

 

1000 projets, 10 grands chantiers structurants, 14 territoires démonstrateurs

 

Voilà les chiffres importants. Aujourd’hui, un millier de projets sont en cours d’aboutissement ou ont déjà été réalisés. La volonté générale est maintenant de poursuivre la dynamique sur 10 grands chantiers structurants, avec le volontariat de 14 territoires démonstrateurs.

Rev3 transforme et transplante une idée, devenue un projet grâce au World Forum. Cette idée, c’est celle de l’économiste Jeremy Rifkin. En 2012, il publie La Troisième Révolution Industrielle, et propose alors un nouveau modèle économique et industriel, que la région Hauts de France va décider d’appliquer sur ses territoires au travers du projet rev3.

 

La réalité de REV3

 

« Rev3, c’est un peu l’économie de l’avenir », selon Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts de France. Ce projet implique de nouvelles dynamiques pour les entreprises, les collectivités et les territoires à l’échelle locale, car la région veut être leader et pionnière dans l’économie circulaire.

Sur les quatorze sites concernés par ce nouveau système, des actions concrètes ont déjà été mises en place, et c’est une réussite. Mais « ce n’est pas gagné, et ce ne sera jamais gagné » nous rappelle Xavier Bertrand. « Nous n’avons qu’une obligation, c’est d’accélérer, car il nous faut plus de résultats ».

Car l’ambition de Jeremy Rifkin et de Philippe Vasseur, le président du projet et du World Forum, est d’étendre rev3 à d’autres régions, et de faire de ce système un modèle économique national.

« glocal » comme global et local

 

Pour Philippe Vasseur, le retour au local n’est pas une fermeture sur le territoire mais au contraire, une ouverture aux autres régions. L’intérêt des Hauts de France est d’échanger et de coopérer avec les régions qui le souhaitent. Aujourd’hui, de nombreuses villes et régions d’Europe commencent à copier le modèle ‘rifkinien’, comme à Rotterdam ou en Wallonie, où des mesures concrètes sont mises en place. Tout un réseau européen se met en œuvre.

D’après Jeremy Rifkin, « ce qu’il se passe ici est juste précurseur de ce qu’il va se passer dans quelques années en Europe », car selon lui « tous les pouvoirs doivent débuter à un niveau local », le principe de subsidiarité doit être mis en pratique afin de créer une nouvelle forme de gouvernance en Europe.

 

Un projet ambitieux mais réalisable

 

Même si le président de la mission rev3 nous rappelle qu’il faut s’adapter aux problèmes différents de chaque ville de la région, le président d’ADEME, Arnaud Leroy, assure que « techniquement, on peut le faire » à une échelle plus grande. Déclaration que l’auteur de La Troisième Révolution appuie en ajoutant : « cela peut être réalisé, mais c’est une course contre la montre, nous ne devons pas échouer ». Tout en finissant par supplier « s’il vous plait, laissez la France mener l’Europe en développant l’approche écologique ».  

Ce projet est donc porteur d’espoir pour la région mais aussi pour l’Europe de demain, car Philippe Vasseur l’assure, « rev 3 est créateur d’emplois, créateur d’activité, et surtout créateur d’espérance ».

Clara Nord