L’intrapreneuriat social : pour une entreprise à échelle humaine

23B – Bousculez l’entreprise de l’intérieur, l’intrapreneuriat social est fait pour vous

 

À travers un atelier aux méthodes originales et innovantes, l’intrapreneuriat social a été présenté et mis en pratique ce mardi lors du World Forum.

 

L’intrapreneuriat social, c’est quoi ?

L’intrapreneuriat, au sens large du terme, concerne une démarche d’entrepreneuriat au sein d’une entreprise déjà existante, nécessitant l’approbation de la direction.
Si l’intrapreneuriat reste à but lucratif, l’intrapreneuriat social réinvente un modèle économique durable.

Ce dernier s’inscrit dans la dynamique de la Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), qui est au cœur de l’action du World Forum for a Responsible Economy. Il consiste en la mise en place d’un projet économique proposé par un ou plusieurs collaborateur(s) d’une entreprise, au sein même de cette dernière. Son objectif est de répondre à un besoin sociétal, social ou environnemental, sans forcément faire de profit. Les bénéfices générés par cette entité sont réintégrés au projet pour lui permettre de gagner en ampleur et en efficacité.

 

L’advisory board, outil de concrétisation

Maxime Dufour Photographies© Maxime Dufour Photographies

Sophie Letartre, de SoBizHub*, et Jonas Guyot, de Corporate for Change* nous présentent l’advisory board : un exercice d’échange d’idées, une technique permettant d’apporter de nouvelles idées et de solutionner des problèmes dans de nombreux secteurs d’activité. Les participants sont répartis en groupes réduits, avec un porteur de problématique, qui cherche des pistes de solutions pour résoudre le problème auquel il fait face, le reste fait office de consultants, qui vont eux apporter un regard neuf, un point de vue extérieur sur la question. L’exercice se divise en plusieurs étapes souriantes et dynamiques. Le porteur de la problématique commence par exposer cette dernière, puis l’approfondit avec son groupe qui lui pose des questions de clarification. Ensuite, l’individu en quête de réponses doit se retourner et laisser les consultants débattre entre eux et brasser les différentes idées soulevées. Cela est suivi par des recommandations émises par ces derniers, à l’intention du porteur de la problématique. Enfin, il fait un compte-rendu des solutions qu’il emportera avec lui, des questionnements résolus ou nouveaux, tout cela dans le but d’apporter de nouveaux éléments à sa réflexion. Plusieurs facteurs doivent être réunis pour garantir une réussite optimale. Le premier est le respect des règles de la part des participants, et le second est le mélange des champs d’activité dans l’exercice. En effet, plus les points de vue sont différents, plus nombreuses les idées émergent.

Et ça marche ! Les idées fusent, autour de trois intrapreneurs sociaux : Loïc Pinchard, de chez CGI Finance (filiale de la Société Générale), Olivier Ballenghein, responsable de la Fondation Kiabi, et Sophie Menez, travaillant chez Norauto. Certains ont vu leur projet totalement repensé, et d’autres sont repartis avec des idées novatrices leur permettant de mener ce dernier à bien. L’échange, le partage des bonnes pratiques a ainsi permis de concrétiser l’intrapreneuriat social dans un dialogue ludique et interactif.

 

* SoBizHub est une entité créée par Réseau Alliance, ayant pour objectif de coordonner et fédérer les acteurs de la région Hauts-de-France qui souhaitent s’inscrire dans une démarche de Social Business (lorsque qu’une entreprise cherche à répondre à un enjeu social, environnemental ou sociétal en mettant en place un modèle économique durable).
* Son activité principale est l’animation de formations professionnelles sur les nouveaux challenges posés par notre société.

 

Jean DESROUSSEAUX
@JxnDesrouss