Des jouets qui assurent l’avenir de ceux qui les utilisent

14D – Gestion durable des emballages : les marques s’engagent

 

Vous êtes-vous déjà révoltés en voyant au rayon fruits et légumes de votre supermarché un emballage plastique inutile, enveloppant un légume qui n’en avait visiblement pas besoin ? Dans le secteur du jouet, Barbie a le même problème avec ses fils de fer qui la retiennent à sa boîte en carton. C’est ici, qu’Oxybul essaye d’agir.

La marque conçoit et commercialise des jouets pour enfants. Son engagement est tout trouvé et résonne directement pour ses petits utilisateurs : réduire les emballages superflus pour laisser une planète plus saine pour les adultes de demain. 

Pour atteindre cet objectif, la marque a tout d’abord ciblé les aspects qui lui restaient à améliorer. Elle avait pour habitude lors de l’acheminement en magasin d’utiliser des emballages individuels pour chaque jouet. D’autant plus inutiles qu’ils n’étaient, en réalité, jamais au contact des clients. Même problème pour l’utilisation à outrance du plastique et du carton pour le packaging.

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© Maxime Dufour Photographies

Pour remédier à cela, Oxybul a trouvé des solutions plus durables pour ses produits. Leurs équipes ont réussi à limiter l’utilisation de matières polluantes en optimisant la disposition des pièces de jeu à l’intérieur des boîtes et en supprimant des pans entiers de carton laissant ainsi apparaître le jouet dans le rayon. L’autre axe d’approche a été d’utiliser des matières recyclables quand il n’était pas possible de supprimer directement l’emballage.

Les résultats sont probants. L’entreprise a réussi à adopter une écoconception pour 200 de ses nouveautés qui sont maintenant certifiées écoresponsables. Elle a retravaillé l’emballage de 32 références déjà existantes. Le bilan, lui, est tout aussi bénéfique. Oxybul a réussi à économiser environ 5 tonnes de carton et 6 tonnes de plastique uniquement en retravaillant ses emballages.

Relever ce défi n’a pourtant pas été aisé. Le groupe a dû faire face à de nombreuses contraintes. La réglementation sur le secteur du jouet est en effet très restrictive, certains matériaux n’étant pas admis pour des produits destinés à des enfants. Il a fallu également sensibiliser les fournisseurs sur la problématique environnementale et les convaincre de changer leur mode de production. Les matières recyclées sont en outre difficiles à utiliser pour des questions de traçabilité. L’entreprise a dû ainsi aller vérifier par elle-même sur le terrain que les produits répondaient bien à leurs attentes. Autre problème majeur : ce ne sont pas seulement les parents qui achètent mais aussi leurs enfants à travers eux. Le jouet étant un objet très sentimental, les enfants vont préférer une plus grosse boîte colorée à un packaging en carton neutre éco-responsable. Transformer la consommation des adultes n’est déjà pas chose facile, mais sensibiliser leurs progénitures l’est encore plus.

La présentation était suivie par des ateliers en groupes autour de plusieurs axes de réflexions, suscitant le débat. Entre échanges de bonnes pratiques, de conseils ou d’expériences les différents professionnels présents ont su faire émerger plusieurs idées : la vente de jouets en vrac, le développement de la location de jouets, la création d’ateliers de réparation en magasins, etc… De nombreuses évolutions sur cette question sont donc à venir !

Oxybul constitue aujourd’hui un acteur majeur de l’économie durable dans l’industrie fracassante du jouet. Elle constitue la preuve que réduire son impact environnemental est possible de la plus simple des manières, en réduisant les emballages superflus. Aux autres entreprises maintenant de suivre la marche !

 

Lisa FONTAINE