Osons : l’action n’est plus une option !

13A – Climat : le courage managérial pour prendre à bras le corps les enjeux environnementaux

 

Trois hommes, trois entreprises, trois domaines différents, un seul objectif : agir. Agir pour résoudre les problèmes climatiques qui menacent le futur des prochaines générations. Chacun à leur manière, ils démontrent qu’il est possible de provoquer le changement.

 

En 1999, Kaj Török prend conscience des enjeux environnementaux. Il réalise que chaque jour, il dépense son argent de telle manière qu’il détruit toujours plus la planète. Aujourd’hui père, il insiste sur la nécessité d’agir pour la planète, pour protéger le futur de ses enfants. 

Kaj Török travaille chez Max Burgers dans le domaine de la communication et du développement durable. Non content d’être carboneutre, cette entreprise familiale va jusqu’à obtenir un bilan positif en carbone. De la ferme jusqu’au consommateur, elle mesure la totalité des émissions de gaz à effet de serre de ses produits. Elle œuvre ensuite à la réduction de ces émissions puis à l’absorption de 110 % du dioxyde de carbone émis, grâce à la plantation du nombre d’arbres correspondant. Max Burgers va plus loin en utilisant 90 % d’emballages recyclés et en proposant des menus végétariens au succès grandissant.

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© Maxime Dufour Photographies

Avoir une action positive sur l’environnement n’est pas le privilège de l’agro-alimentaire. Interface, leader mondial dans la production de dalles de moquette, a pour objectif de ne plus avoir d’impact négatif sur l’environnement d’ici 2020, et table même un impact positif en 2030. Cette Mission zéro, menée par le vice-président de l’entreprise, Eric Rampelberg, est au cœur des stratégies de production, en témoigne la collaboration avec le fabricant italien Aquafil, qui utilise des matériaux recyclés pour la conception des moquettes.

Enfin, l’entreprise BioCarbon Partners, créée par Hassan Sachedina, a pour mission de résoudre le problème de la déforestation en Zambie, enjeu capital pour éviter la propagation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Pour remédier à ce fléau, la société crée et vend des quotas de carbone à partir des émissions contenues en protégeant les forêts. Les revenus de ces ventes sont reversés aux communautés locales et servent à améliorer leurs conditions de vie. Par la suite, cela les incitera à protéger les forêts à leur tour. Aujourd’hui, l’entreprise assure la protection de plus d’un million quarante mille hectares de forêt.

Si ces trois hommes ont des projets très différents, une qualité les unit : le courage.

En effet, il faut du courage pour reconnaître notre impact négatif sur l’environnement, mais également pour accepter de tout remettre en question, les modes de production comme les modes de vie. Il est devenu primordial aujourd’hui d’avancer, malgré les risques et les erreurs. Comme le souligne Eric Rampelberg, « l’hésitation n’a plus lieu d’être face à l’urgence ».

Les actions individuelles sont d’autant plus importantes qu’elles auront des conséquences sur les actions collectives, en encourageant les concurrents à adopter le même type de pratiques.

Ainsi, chacun dans son propre domaine est acteur de ce changement. Tout est une question de choix. Choix de l’entrepreneur, de faire preuve de courage et d’adopter une production propre, mais également choix du consommateur d’utiliser son pouvoir d’achat à bon escient, d’investir son argent dans des sociétés neutres en carbone.

Aujourd’hui nous n’avons plus d’excuse, il ne nous reste plus qu’à agir.

 

Candice SCHMITZ