Plénière d’ouverture - “Faire” de Philippe Vasseur

Philippe Vasseur, c’est monsieur World Forum. Il a fondé en 2007 cet événement lillois et en est à ce jour toujours le président. Rencontré après la conférence sur le poids des entreprises dans le développement des territoires, il s’est confié sur ses ambitions pour ce World Forum, ainsi que sur les objectifs à remplir pour ces entreprises et territoires partenaires.

Monsieur Vasseur, c’est la 12ème édition du World Forum à Lille. Quel est votre ressenti après toutes ces années à la tête du World Forum ? Un sentiment accomplissement ?

L’accomplissement n’est jamais total. On a encore énormément de travail devant nous, ce qui est en quelque sorte un peu déroutant. Mais on a accompli beaucoup de chemin. Depuis la création du World Forum, un certain nombre d’idées ont progressé et se sont incarnées à travers des actions. Le but du World Forum est de présenter des expériences et essayer de faire en sorte de les dupliquer. En une douzaine d’années, nous avons ici et là réussi un certain nombre d’opérations concrètes qui nous encouragent à poursuivre dans cette démonstration.

Au cours de cette 12ème édition, un très grand nombre d’acteurs seront présents (au total pas moins de 1100). Qu’attendez-vous d’eux cette année-là ?

Dans le monde entier, on a des exemples de bonnes pratiques exemplaires et démonstratives. Ce sont des entreprises, des collectivités qui viennent présenter leur réussite et nous faire part de leurs expériences. Nous essayons de notre côté de nous en inspirer afin de voir ce qui peut être généralisé sur un plan global, que cela soit dans notre région mais aussi ailleurs.

Pour ceux qui ne connaissent pas le World Forum, est-ce que l’on pourrait comparer l’événement à la COP 21 ?

On est très différents de la COP 21. La COP 21 permet la réunion d’Etats qui signent des documents. Cependant derrière, on se demande où sont les réalisations ? Sur 180 pays qui ont signé les accords de Paris, 9 seulement ont commencé à réaliser une part de leurs engagements. Nous sommes beaucoup plus modestes : on part de la base des problématiques et on essaie de l’appliquer à notre échelle. Finalement, notre démarche est l’inverse de celle de la COP21. Le rapport intentions/réalisations est quand même meilleur chez les entreprises et les collectivités qui veulent bien s’engager dans cette démarche.

 

Pourquoi Nantes et Strasbourg participent aux côtés de Lille cette année ?

On a fait plusieurs expériences à travers le territoire de la France. Nantes et Strasbourg sont des villes où il se passe réellement quelque chose que l’on peut comparer à notre démarche. Nantes est ouverte au niveau des démarches de RSE et Strasbourg a aussi engagé un mouvement de fédération d’entreprises. D’autres peuvent aussi nous rejoindre demain, mais il ne s’agit pas non plus de faire du « green-washing », il faut que la démarche soit sincère comme l’ont été Nantes et Strasbourg. Et cela ne veut pas dire qu’elles sont les seules qualifiées, bien au contraire !

 

Un mot d’ordre pour cette édition ?

Faire. Faire avant tout. Inspirez-vous, engagez-vous et concrétisez vos bonnes intentions.

 

Nicolas Farmine