Et si les insectes étaient une solution à l’autosuffisance alimentaire urbaine ?

L’alimentation d’insecte est une solution d’approvisionnement limitant l’usage des ressources et permettant la mise en œuvre d’une économie circulaire. Elle nécessite moins d’espace et moins d'eau pour la production. Elle émet peu de gaz nocifs en comparaison de la viande et elle fournit un régime alimentaire riche en protéines.

 

Selon l'ONU, à l'horizon 2050, il sera nécessaire de disposer d'aliments riches en protéines. Les insectes comestibles joueront un rôle crucial pour l’autonomie alimentaire des villes. En France, une étude réalisée par UTOPIES en 2017 a montré qu’en moyenne, sur cent aires urbaines analysées, 98% de l’alimentation est composée de produits agricoles « importés » alors que dans le même temps 97% des produits agricoles locaux sont « exportés ».

La conséquence en termes d’impact environnemental est forte par l’intensité des transports routiers qui importent et exportent parfois les mêmes aliments. En termes de lien social également par la perte de connexion entre ceux qui produisent et ceux qui consomment sur un même territoire. Près des deux tiers des aires urbaines étudiées ont des « atouts agricoles » suffisants, en théorie, pour être autonomes à plus de 50%. Mais toutes les aires urbaines n’ont pas le même potentiel… Certaines doivent penser le développement de nouvelles formes d’agriculture urbaine ou semi-urbaine et à de nouveaux produits agricoles locaux.

Jakob LEWIN RUKOV, invité du 12e World Forum, a bien compris ces enjeux. Fondateur de BUGGING DENMARK, la première ferme danoise produisant des crickets et des insectes comestibles. Il travaille sur une solution innovante pour supplanter la viande dans l’alimentation urbaine.

Installée dans la partie nord-ouest de Copenhague, c’est actuellement la seule ferme urbaine du Danemark.

 

Le jus d’insectes : l’invention innovante pour supplanter la viande

 

Avec sa ferme, Jakob LEWIN RUKOV propose d’intégrer les insectes dans la chaîne alimentaire danoise en les présentant autrement que comme des nuisibles. L’entreprise a décidé de redorer leur image en inventant un jus d’insectes !

La recette est simple, le mix du jus de pomme pressé, du gingembre et des grillons gras blanchis comme ingrédient magique donnent naissance à un jus sain, riche en protéine et en bienfait tout en garantissant la conservation des saveurs.

L’entreprise s’inscrit sur un modèle d’économie circulaire. La production d’insectes en ville est facile et à proximité du consommateur, les insectes ne nécessitent que très peu d’espace (3 kg produits/ m2) et la ville regorge de ressources cachées pouvant leur servir d’aliment.

Autonomie alimentaireLes soutiens financiers de la part des instances publics danoise* marquent là, la portée innovante de ce projet et son intérêt pour le grand public. De quoi inspirer d’autres initiatives à travers le monde.

*Ministères danois de l’environnement et de l’alimentation

Comme, Jakob LEWIN RUKOV, ces intervenants ont fait de l’autonomie alimentaires des villes leur crédo et transforment la société à leur niveau, à leur manière. Découvrez leur témoignage en vidéo

Revoir les 15 minutes de témoignage de Jakob LEWIN RUKOV

TRIODOS FINANCE : LE DÉFI DE CHANGER LE MONDE DE LA FINANCE

Découvrez notre première Success Story avec  l'entreprise TRIODOS FINANCE !

Triodos Finance était avec nous à la 12ème édition du World Forum For A Responsible Economy ! Patricia Piriou, directrice générale de Triodos Finance nous explique tout !

Triodos Finance B.V, fondée en 1980 est un intermédiaire en opération de banque et mandataire exclusif de la société néerlandaise Triodos Bank N.V en France. Triodos Bank est la première banque durable au monde.

L’objectif initial de cette banque est de connecter l’épargne néerlandaise pour financer les projets locaux néerlandais.

Triodos Finance France, lui, investit l’épargne dans des projets locaux français, pour la protection de l’environnement, la promotion de l’art et de la culture et le soutien aux évolutions sociétales. 

 

logo triodos bank 1

 

-> OBJECTIFS 

- Assurer le financement de projets locaux d’économie verte, sociale, culturelle en offrant des produits financiers innovants.

- Accorder des crédits pour des projets en accord avec les valeurs premières de Triodos

- Créer des fonds d’investissements à impacts multisectorielles

- Financer le changement durable et promouvoir le changement de la finance actuelle.

 

-> DEMARCHE

- Vérifier l’éligibilité des projets.

, Il s’agit de s’assurer que les projets ont un véritable impact social et/ou environnemental. De plus, il est primordial de s’assurer de la viabilité du projet afin d’évaluer le risque d’investissement.

- Triodos monte un plan de financement

Triodos et ses équipes en proposent des produits financiers adaptés aux besoins des projets. Pour ce faire, Triodos travaille avec

-       D’autres banques sous forme de partenariats afin de bénéficier de leur expérience

-       des plateformes de crowfundings pour trouver des solutions alternatives de financement.

- Triodos promeut l’investissement responsable.

Par ses partenariats aevc des banques du monde entier, Triodos essaye d’impulser  une modification des pratiques pur une finance plus vertueuse. 

 

-> CONTRIBUTION A LA PERFORMANCE ECONOMIQUE DE L'ENTREPRISE

- Augmentation du nombre de clients : 8% pour un total de 681 000 clients

- Bénéfice net de la Banque Triodos : 37,4 millions d’euros, en hausse de 28 % par rapport à 2016

- Les fonds d’investissements ont augmenté de 19,1% en un an

- Total du bilan de 2 milliards d’euros

- Meilleur gestionnaire ISR en 2015 (Fund Awards 2015 La Libre - De Standaard)

 

-> BENEFICES SOCIAUX, ENVIRONNEMENTAUX ET/OU DE GOUVERNANCE

- 13,7 millions de personnes ont pu participer à des activités culturelles grâce aux investissements de Triodos dans les institutions culturelles

- En 2016, Triodos a financé 381 projets d’énergie renouvelable. 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

- Replay de la conférence : « LOCAL INVESTING » ( avec la participation de Patricia Piriou, directrice générale de Triodos Finance ) 

 

 - Interview avec Patricia Piriou, Directrice générale de Triodos Finance

Stride.AI : l’intelligence artificielle qui nous sauve des tâches répétitives

La start-up américaine, fondée par Vijaykant Nadadur en 2014, veut libérer les salariés de la banque et de l’assurance des process et tâches redondantes, pour qu’ils puissent consacrer leur intelligence à des missions plus valorisantes.

 

 ... les ordinateurs sont bons pour faire ce que nous trouvons difficile, .... ls ne sont pas très doués pour les tâches qui sont faciles pour nous.”

 

Et si l’intelligence artificielle nous libérait ? Et si, grâce à elle, nous nous débarrassions enfin des tâches les plus répétitives et ingrates pour concentrer tout notre potentiel sur des activités intéressantes et épanouissantes ? Le mois dernier, nous interviewions Michael Priddis, fondateur et PDG de Faethm, qui aide les entreprises et gouvernements à anticiper les destructions d’emploi causées par la massification de l’intelligence artificielle. Il déclarait notamment que “les ordinateurs sont bons pour faire ce que nous trouvons difficile, et qu’ils ne sont pas très doués pour les tâches qui sont faciles pour nous.” C’est probablement sur le même constat que Vijaykant Nadadur s’est fondé pour créer sa start-up, Stride.AI, en 2014. Stride.AI développe des solutions basées sur l’intelligence artificielle pour les entreprises. Le but : remplacer le travail humain sur les tâches les plus longues, complexes et laborieuses et ainsi leur dégager du temps pour des missions plus stratégiques, où leur intelligence humaine est indispensable.

machine learning

L’intelligence artificielle pour mieux comprendre les sentiments humains

Les principaux clients de Stride.AI sont des banques et des compagnies d’assurance. La solution qui leur est offerte leur permet de faire sens de toutes les données disponibles sur leur marché et leurs clients : “la plate-forme d’informatique cognitive de Stride.AI transforme des données déstructurées en informations facilement compréhensibles”, explique le site de la start-up. Ces analyses, d’une part, permettent d’automatiser les processus relatifs à la conformité, aux risques et aux opérations. D’autre part, ils aident à mieux comprendre les clients et ce dont ils ont besoin, et donc informent des réflexions stratégiques pour développer de nouveaux produits et services.

L’innovation se fonde sur trois grandes avancées technologiques : l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique (ou machine learning, qui désigne la capacité de la machine à apprendre de certaines tâches et expériences) et le Traitement automatique du langage naturel (Natural Language Processing, qui permet à la machine de comprendre les subtilités du langage humain). Ces technologies rendent possibles des analyses fines et précises des données : Stride.AI annonce ainsi pouvoir produire des résumés de texte, mais aussi analyser les sentiments exprimés dans ce texte et s’appuyer sur des similitudes sémantiques pour mieux comprendre non seulement ce dont on parle, mais si l’on en dit des choses positives ou négatives. En résumé, la start-up développe une intelligence artificielle qui mime l’intelligence humaine dans ce domaine si subtil qu’est la compréhension du langage. Elle permet également d’automatiser des tâches complexes qui reposent sur des facteurs humains tels que le raisonnement, l'expérience et la logique.

 

L’intelligence émotionnelle, irremplaçable

Pas question pour autant de remplacer les travailleurs pour des tâches à haute valeur ajoutée. Stride.AI a pour clients des banques, qui utilisent ses services pour automatiser les process et mieux comprendre les commentaires des clients sur les réseaux sociaux. La start-up travaille également avec des compagnies d’assurance ; elle leur permet d’observer les tendances, d’identifier de nouveaux sujets et enjeux, de comparer des polices d’assurance et d’identifier de potentiels problèmes.IA Emotionnel

Résultat : les processus sont étalés, rationalisés et vérifiés par l’intelligence artificielle, et les salariés évitent au maximum les tâches redondantes et ennuyeuses. Stride.AI promet de faire gagner ses clients en temps, en efficacité et en coût en réduisant le travail humain là où il peut être remplacé. Le temps de travail ainsi dégagé peut être consacré à des activités plus stratégiques, comme la relation client, le développement de nouveaux produits ou la conquête de nouveaux marchés.

En résumé, la peur d’être remplacés par des machines même pour des tâches intelligentes est absolument légitime. Mais ce ne sera pas obligatoirement synonyme de déclassement pour l’intelligence humaine, et notamment pour l’intelligence émotionnelle et la créativité qui, elles, restent à ce jour irremplaçables.

 

 


 

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Revivez l'intervention de Vijaykant Nadadur au 11e World Forum for a Responsible Economy  : 
"Un robot va me prendre mon boulot : et maintenant que vais-je faire ?"

Auara, l’eau minérale qui veut résoudre la crise de l’eau

Et si l’eau minérale pouvait aider à régler la crise mondiale de l’eau ? L’idée semble contre-intuitive : l’accès à une eau saine et propre est un droit reconnu comme tel depuis 2010 par les Nations Unies, et devrait donc être gratuit. C’est pourtant l’approche choisie par la jeune entreprise espagnole Auara, mais pas exactement sous l’angle qu’on aurait pu imaginer. Le concept est simple : Auara vend de l’eau minérale en bouteille, et 100% de ses profits financent des projets d’accès à l’eau dans huit pays d’Afrique et au Cambodge. En somme, les habitudes de consommation des pays développés servent de levier pour résoudre la crise de l’eau ailleurs.

 

... l’accès à l’eau potable pourrait réduire jusqu’à 80% des maladies ...

 

Neuf projets à impact social

La décision des fondateurs d’Auara -- Antonio Espinosa, Luis de Sande et Pablo Urbano -- de lancer leur entreprise sociale repose sur un constat : plus de 700 millions de personnes dans le monde ne bénéficient pas d’un accès quotidien à l’eau potable, d’après WaterAid. Et selon l’Unicef, plus de 1000 enfants meurent chaque jour de maladies liées à la consommation d’eau sale. D’où l’idée de “convertir un acte quotidien comme boire de l’eau en un acte extraordinaire”, comme on peut le lire sur leur site. D’où le choix, aussi d’être une entreprise sociale au sens donné par Muhammad Yunus (Prix Nobel de la Paix 2006, qui a le premier développé le concept de social business), c’est-à-dire une entreprise avec un objectif social et qui ne verse pas de dividendes : tous les bénéfices financent de nouveaux projets. Auara ne verse pas ces fonds à des ONG ; l’entreprise s’engage elle-même dans des projets menés avec des partenaires locaux qui connaissent le terrain et assurent leur pérennité. Aujourd’hui, neuf projets sont développés en Afrique (Maroc, Sierra Leone, Bénin, Cameroun, Congo, Ouganda, Malawi, Éthiopie) et en Asie (Cambodge). Ils s’organisent en trois volets : accès à l’eau potable, assainissement et agriculture. Dans de nombreux cas, il s’agit de réhabilitations de puits et de construction de toilettes dans des villages ou des écoles situés dans des zones reculées. Les impacts espérés sont sanitaires, bien sûr, puisque l’accès à l’eau potable pourrait réduire jusqu’à 80% des maladies. Mais ils sont également économiques et sociaux, d’abord parce qu’ils permettent d’accroître la scolarisation des enfants, désormais moins souvent malades, et que la plupart des projets favorisent l’indépendance économique des femmes. D’ici à 2020, l’entreprise ambitionne d’investir 2,5 millions d’euros dans des projets à impact social et de permettre l’accès à l’eau potable à 50 000 personnes.

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Plastique recyclé et hashtags

À l’autre bout de la chaîne, du côté des consommateurs espagnols, Auara prend aussi un certain nombre d’engagements. D’abord, ses bouteilles sont constituées à 100% de R-PET, un plastique recyclé. Objectifs pour 2020 : éviter l’utilisation de 10 millions de litres de pétrole pour fabriquer du PET “classique”, et réutiliser le plastique de 90 millions de bouteilles. Petit plus encore trop rare, les bouteilles sont également munies d’un label en braille pour les personnes aveugles et malvoyantes. Enfin, pour motiver les consommateurs à “boire mieux”, la marque leur permet de savoir exactement où va leur argent et ce qu’il finance, grâce à un QR code flashable sur toutes les étiquettes. Car pour une entreprise comme Auara, l’engagement des consommateurs est le nerf de la guerre : plus elle vend de bouteilles, plus elle peut financer de projets. L’entreprise a ainsi lancé sur les réseaux sociaux le hashtag #crisisdelagua (#crisedeleau) et encourage les internautes à poster des photos de verres d’eau sale, symbolisant la situation des 700 millions de personnes qui n’ont pas accès à une eau saine, pour faire prendre conscience du problème. La campagne a reçu le soutien de nombreuses personnalités espagnoles, dont Rossy de Palma, actrice fétiche de Pedro Almodovar.

En amaharico, une langue éthiopienne, Auara signifie tempête de sable. Mais c’est une révolution douce que propose l’entreprise espagnole : utiliser les outils du capitalisme pour réduire les inégalités d’accès à l’eau. Comme elle le dit elle-même sur son site, “en tant qu’entreprise sociale, Auara prend le meilleur des entreprises et de leur manière d’opérer, et le meilleur des ONG qui ont une raison d’être sociale.”

Rendre l’eau potable grâce aux rayons du soleil

L’entreprise suédoise Solvatten commercialise une solution pour les pays en développement où l’accès à l’eau potable et à l’énergie est peu fiable.

 

 

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WakaWaka, la lampe qui partage le soleil

 Une entreprise sociale néerlandaise fabrique depuis 2012 des petites lampes à LED qui permettent aussi de recharger son portable, pour apporter l’énergie à ceux qui n’en ont pas.

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Le Fairphone, smartphone garanti sans conflits et sans obsolescence programmée

 

L’entreprise néerlandaise Fairphone commercialise depuis 2013 des smartphones « socialement responsables ». Une alternative aux machines impossibles à réparer et produites dans des conditions opaques qui constituent aujourd’hui le (très) gros du marché.

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Les pois, protéine d’avenir

Nous continuons notre série sur la bioéconomie avec une bonne pratique promue notamment par le Groupe Roquette, leader mondial des ingrédients innovants d’origine végétale : l’investissement dans les protéines de pois pour l’alimentation humaine. Explications.

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