11A - Moi entrepreneur, je vais changer le Monde !

Trouver les moyens de performance environnementale et sociétale, les entrepreneurs ne peuvent pas passer à côté.

L'idée d'un changement à la chaîne peut se faire  différemment selon l'entreprise. Celles qu'il faut retenir aujourd'hui sont l'économie collaboratrice, c'est-à-dire établir une collaboration en ligne, mais aussi la création d'une bonne conduite sociale à l'aide d'internet. Le but étant d'établir un modèle économique transparent.

L'économie collaboratrice permet de conseiller les entreprises sur le marché, le business et le partage, le tout en Live . Ce système  commence même à s'appliquer aux villes. Ce qu'il faut en retenir c'est que ce modèle vise à remonter les initiatives locales grâce à l'entraide et l'échange.  Ce n'est pas un système innovateur  admet Dalma BERKOVICS de chez Collaborative Consumption,  ce qui change aujourd'hui c'est la disparité des populations, plus renfermées moins dans l'échange direct. Par contre avec internet, il est facile de se connecter avec un inconnu. Il y a de l'échange partout sur le web . Prenons l'exemple d'Ebay ou du covoiturage...les réseaux virtuels nous ramènent à la réalité. On doit revenir au local à travers la volonté sociale


Créer un système innovant qui soutient une économie avec des missions locales et la création d'une bonne conduite sociale, c'est aussi une solution pour créer un marché viable. C'est le système que propose Guilhem CHERON, fondateur de La ruche qui dit OUI. Son idée se base sur l'  achat  de ruche dont les fonds aident les agriculteurs indépendants.  Ouvrir une ruche c'est avoir une petite entreprise et donner un sens à une activité . C'est avec la même volonté que Murilo FERRAZ de l'entreprise Treebos basée au Brésil, s'est impliqué dans son projet :  planter un arbre via internet, suivre la plantation et se préoccuper d'autres sujets comme : comment bien se nourrir. Le propriétaire de la plantation décide de l'endroit où la production devra être envoyée.  Ces deux exemples d'entreprises sous-entendent l'idée que vous et moi pouvons être entrepreneur.


L'impact sera d'autant plus grand si la volonté sociale est présente dans cette nouvelle manière d'entreprendre. 


Ces entrepreneurs nous montrent qu'il est possible de passer du symbolique au systémique. Seulement voilà, nous sommes dans une révolution de consommation alimentaire et aujourd'hui, il n'y a pas assez de polyculture pour répondre à la demande.  Le changement d'échelle passe par le besoin et la possibilité d'accompagnement.  selon Guilhem en ajoutant : Il faut faire la révolution alimentaire. En effet, en plus du besoin des grands groupes pour soutenir ces entrepreneurs qui veulent changer, ceux-ci auraient bien besoin d'un courage politique.

L'économie positive est possible, mais techniquement le cadre qui définit les conditions de performance financière dans une économie de marché, ne prennent pas en compte ces dimensions. Posons-nous alors la question : comment renforcer la collaboration positive entre les grands groupes et les petits producteurs ?.

 

Agathe DHERSIN

D'après le CSR Lab 11A - Les entrepreneurs peuvent-ils changer le monde ? au World Forum Lille - 25 octobre 2013