Jérémie Fontanieu : projet Réconciliation contre le décrochage scolaire

C’est lors du temps fort Call & Care que Jérémie Fontanieu, professeur de SES au lycée de Drancy, s’est exprimé sur son projet Réconciliation visant à lutter contre le décrochage scolaire au travers d’une méthode « tripartite ». Cette méthode est, en effet, basée sur une relation de confiance et de solidarité entre les professeurs, les parents et les élèves afin de leur garantir un avenir ambitieux. 

211201 Call profSon projet Réconciliation, en partenariat avec d’autres professeurs, a permis de redonner aux élèves des motivations pour travailler mais également de une confiance certaine en leurs capacités. Jérémiex Fontanieu insiste sur l’importance du collectif et de ce partenariat avec parents et élèves. 

Que représente pour vous le World Forum ? Et quels sont vos attentes concernant cet évènement ? 

Ma venue au World Forum est une invitation à discuter de ce projet sur lequel je travaille depuis maintenant plusieurs années. Même s’il ne concerne pas les Hauts-de-France, c’est un projet qui leur a semblé intéressant étant donné que cela concerne le décrochage scolaire. Qui plus est, ce sujet me concerne au vu de mon travail d’enseignant. De ce fait, je pense que le World Forum for a Responsible Economy va permettre de pouvoir présenter notre projet à un plus grand nombre de personnes, et nous permettre de créer des liens entre les actions d’autres invités de la table ronde et mes actions au sein du lycée dans lequel j’exerce. 

Lors de la table ronde, vous avez dit que « la réussite des enfants dépends de nos efforts à tous ». Pour vous, quels sont les leviers qui permettent cette réussite et permettent également de lutter contre le décrochage scolaire ? 

Je ne sais pas s’il y a une réponse unique à votre question, mais en tant qu’enseignant, je pense que chacun est différent et peut contribuer de différentes manières à ce projet. Si l’on prend l’exemple des professeurs, beaucoup d’entre eux n’ont pas forcément envie de travailler avec les familles et je pense qu’il est important de respecter cela. Il faut respecter les envies de chacun. Je crois vraiment que, dans l’éducation nationale comme ailleurs, le plus important, c’est d’être fidèle à soi-même et à ses valeurs. Il faut faire les choses avec envie. Nous, ce projet, on l’a construit comme un reflet de ce que l’on est. On n’a pas envie de l’imposer à tous. En revanche, si d’autres professeurs veulent participer et se joindre à nous, c’est avec grand plaisir. 

Quel serait votre message pour les futures générations ? Quels conseils leur donneriez-vous ? 

Je pense qu’il faut rester fidèle à soi-même parce que les ressources dont nous disposons sont considérables. On a tendance à beaucoup se sous-estimer alors qu’au contraire, il faut se dire que beaucoup de choses sont possibles et qu’on est capable de les accomplir. Je ne sais pas s’il faut être optimiste, mais en tout cas, l’être peut favoriser le changement. 

Comment envisagez-vous le futur de votre projet Réconciliation, Call & Care ? 

Pour ce qui concerne notre projet, nous venons de finir la phase d’élaboration, afin de mettre en place cette méthode. Maintenant, notre but c’est de tout simplement la diffuser, tout en étant rejoint par des professeurs intéressés et engagés. On a d’ores et déjà une dizaine de classes tests, réparties dans toute la France. Celles-ci se basent sur notre méthode. Et notre but, dans les années à venir, c’est de la diffuser un maximum pour que toute personne intéressée puisse nous rejoindre. 

Camille SAYE HOC LAMOLE